Mon retour après 18 mois avec le sabot moteur ermax sur ma cb 500, entre galères et bricolages

avril 17, 2026

C'était un dimanche matin d'automne, la lumière rasante frappait la carrosserie de ma Honda CB 500, et pourtant, un tintement métallique agaçant venait gâcher le plaisir. Ce bruit venait du sabot moteur Ermax que j'avais installé 18 mois plus tôt. Au départ, je pensais que ça allait le faire, surtout que le montage avait été simple, rapide, sans prise de tête. Mais ce tintement, ce cliquetis sourd à chaque accélération m'a poussé à sortir la clé à molette et à démonter moi-même les fixations. J'avais envie de comprendre ce qui clochait. Ce sabot, acheté autour de 130 euros, promettait une protection solide et un look sympa, mais entre les galères de vibrations et les bricolages pour calmer le tout, j'ai dû m'armer de patience pour trouver des solutions. Cette histoire, je te la raconte sans fard : les bricolages, les erreurs, les surprises, tout ce qui m'a fait douter, et parfois, râler.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas comme prévu

Dès que j'ai reçu le sabot Ermax, j'avais prévu de l'installer moi-même. Avec mes outils basiques, j'ai sorti la moto dans le garage de mon appartement à Rennes, et en moins de trente minutes, c'était monté. Pas besoin de modifier le cadre, tout tombait pile-poil. J'avais lu que la peinture satinée tenait bien, et franchement, sur ma CB 500, le rendu était net, pas trop tape-à-l'œil mais ça ajoutait une touche de style qui me plaisait. Je me disais que c'était un bon compromis entre esthétique et protection, surtout pour éviter les cailloux et la boue lors de mes sorties en forêt, là où je pousse un peu la moto sur les chemins. Au début, c’était nickel, le sabot empêchait bien les projections, et je me sentais protégé. Je pensais que ça allait durer comme ça, tranquille.

Mais vers 8000 kilomètres, un bruit de cliquetis s’est invité. À l'accélération, surtout entre 5000 et 7000 tours par minute, ce tintement métallique devenait impossible à ignorer. Au début, je me suis dit que ça venait peut-être des vis mal serrées. En démontant, j’ai découvert des micro-fissures au niveau des points d’ancrage, juste autour des vis. Ces petites fissures blanches sur la peinture m’ont sauté aux yeux. Ça m’a refroidi. En plus, j’ai remarqué des micro-rayures circulaires sur le plastique du sabot, là où les vis frottaient. Ce n’était pas une usure anodine, ça montrait que la fixation en acier d’origine ne faisait aucun effort pour amortir les vibrations. Le sabot vibrait, et ça s’entendait. Ce bruit m’a vite tapé sur les nerfs en roulant.

Un autre truc que je n'avais pas prévu est arrivé lors d'une sortie où j'ai roulé à plus de 130 km/h sur la nationale. Le sabot a commencé à émettre un sifflement étrange, comme un léger souffle d’air, un phénomène de cavitation aérodynamique. Je n’avais jamais entendu parler de ça avant, mais en reprenant les mesures, j’ai compris que la forme du sabot créait une sorte de vide d’air à cette vitesse-là. Sur ma Yamaha MT-07, ce genre de bruit n’apparaissait pas, donc c’était clairement lié à la forme et au positionnement du sabot Ermax sur la CB 500. Ce détail m’a fait douter sérieusement, surtout quand je pensais à mes trajets un peu plus rapides sur route ouverte. La protection contre les projections était là, mais ce bruit et ces vibrations gâchaient le plaisir. J’ai compris que le sabot, malgré son prix raisonnable et son montage facile, demandait une attention supplémentaire.

Comment j’ai bricolé pour calmer les vibrations et sauver le sabot

Le constat a été clair : les vis en acier d’origine ne faisaient qu’amplifier les vibrations. À partir de 5000 jusqu’à 7000 tours par minute, le sabot se mettait à vibrer, provoquant ce tintement métallique agaçant. En démontant, j’ai vu que ces vibrations avaient provoqué des frottements, avec des micro-rayures circulaires sur le plastique autour des trous de fixation. C’est ce qui expliquait le délaminage progressif de la peinture au niveau des vis. J’ai vite compris que pour espérer calmer ce tintement, il fallait intervenir sur la fixation, car la structure plastique du sabot ne bougeait pas assez pour absorber ces secousses.

J’ai donc remplacé les vis acier d’origine par des vis en inox de meilleure qualité. Pour éviter que le métal ne soit en contact direct avec le plastique, j’ai ajouté des rondelles en caoutchouc. Ce petit bricolage a changé la donne. Dès les premiers tours de clé, j’ai senti que ça vibrait beaucoup moins. En roulant, le bruit de résonance métallique a quasiment disparu. Ce n’était pas magique, mais cette modification a limité les frottements et les micro-rayures. Le sabot tenait mieux en place, et je pouvais enfin rouler sans avoir ce tintement dans les oreilles. Cette modif m’a coûté une vingtaine d’euros, mais elle a sauvé le sabot de l’usure prématurée.

Au-delà des vis, j’ai aussi compris que le nettoyage régulier sous le sabot était indispensable. J’ai commencé à passer un jet haute pression à chaque sortie, surtout après les balades hivernales où la boue et le sel de déneigement s’accumulent vite. J’ai vu que sans cette attention, la boue humide stagne dans les coins proches des fixations, favorisant une corrosion naissante sur les supports métalliques internes. J’ai pris l’habitude d’appliquer un traitement anti-corrosion après chaque sortie hivernale. Ce geste simple a limité la formation de ce voile blanchâtre qui apparaissait sur la peinture satinée du sabot, une micro-cristallisation liée aux résidus de sel. Le sabot a tenu 18 mois sans s’abîmer plus que ça, et la peinture a gardé un look propre.

Il y a eu un moment de grosse galère : un soir, en remontant le sabot après un nettoyage, j’ai serré une vis un peu trop fort. Au moment où j’ai donné le dernier coup de clé, j’ai entendu un craquement net et inquiétant dans le plastique ABS. J’ai flippé direct, craignant d’avoir fissuré le sabot. J’ai démonté immédiatement pour inspecter. Heureusement, ce n’était rien de grave, juste un petit stress. Mais ça m’a appris à ne jamais forcer au-delà du serrage conseillé. Ce faux pas m’a rappelé que le plastique ABS a ses limites, et que le bricolage maison demande de la vigilance. Depuis, je vérifie toujours au serrage et je préfère un contrôle visuel régulier plutôt que de risquer un serrage excessif.

Ce que je conseille selon ton profil et ce que j’aurais fait différemment

Si tu es comme moi, un bricoleur amateur avec un budget serré et que tu aimes mettre les mains dans le cambouis, ce sabot Ermax est une bonne base. Le prix tourne autour de 130 euros, ce qui reste raisonnable. Le montage se fait en une trentaine de minutes avec des outils simples, sans toucher au cadre. En revanche, j’ai appris qu’il vaut mieux prévoir de remplacer les vis acier d’origine par des inox avec des rondelles caoutchouc, sinon tu vas vite te taper le tintement métallique. Le nettoyage régulier sous le sabot, notamment après les sorties hivernales, est aussi indispensable pour éviter la corrosion et la cristallisation blanche sur la peinture satinée. Pour un bricoleur prêt à investir du temps et de la patience, ça peut largement tenir 18 mois, voire plus.

Par contre, si tu cherches un produit sans prise de tête, qui s’installe et s’oublie sans bricolage, ce sabot n’est pas fait pour toi. Les vibrations et la corrosion demandent un entretien régulier et un minimum d’adaptations. Le bruit de résonance est un vrai point faible chez Ermax sur ce modèle, et sans intervention, tu risques rapidement de devoir démonter plusieurs fois. J’ai vu des motards lâcher l’affaire pour ça. Si tu n’as pas envie de bricoler, tu vas t’user les nerfs. À ce prix-là, tu n’as pas un produit clé en main, mais plutôt un kit à peaufiner.

Pour les alternatives, j’ai regardé les sabots d’autres marques. Certains modèles plus chers, entre 180 et 220 euros, livrés avec des fixations amorties d’origine, évitent ce bruit désagréable. C’est le cas de sabots en aluminium, plus lourds mais plus robustes, qui résistent mieux aux chocs et ne vibrent pas. Certes, ils alourdissent la moto et demandent parfois un montage plus complexe. Mais si tu roules souvent vite ou sur routes bosselées, ça peut valoir l’investissement. Moi, avec un budget limité et un esprit bricoleur, j’ai préféré rester sur le plastique Ermax en bricolant. Si c’était à refaire, j’évaluerais sérieusement la balance entre temps passé à bidouiller et coût d’un produit plus haut de gamme.

Mon verdict tranché après 18 mois d’usage et bricolages

Après 18 mois d’usage intensif sur ma CB 500, avec pas loin de 15 000 kilomètres au compteur, j’ai un bilan clair. Le sabot Ermax tient bien la route côté protection contre les projections et les petits chocs légers. Son montage facile en une trentaine de minutes est un vrai plus, surtout si tu bricoles dans un petit garage sans outillage de pro. Esthétiquement, il reste sympa, avec une peinture satinée qui a résisté aux éclats malgré les passages en forêt et les sorties boueuses. Le prix, autour de 130 euros, reste attractif, mais depuis, je préfère accepter qu’il ne s’agit pas d’un produit plug-and-play. Les défauts, notamment le bruit de résonance et le délaminage localisé autour des fixations, m’ont obligé à bricoler. Sans cela, j’aurais jeté l’éponge avant 8000 kilomètres.

Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est clairement le remplacement des vis acier par des vis inox avec rondelles caoutchouc. Ça a éliminé le tintement métallique entre 5000 et 7000 tr/min, et réduit les micro-rayures sur le plastique. Le nettoyage régulier sous le sabot, avec un jet haute pression après chaque sortie hivernale, a limité la corrosion et la micro-cristallisation de la peinture. Sans ces gestes, le sabot aurait mal vieilli. Je reste convaincu que ce sabot peut durer, mais seulement si tu t’investis un minimum. Le montage facile ne suffit pas à assurer la tranquillité. Tu dois être prêt à démonter, inspecter et bricoler un peu pour garder la qualité.

C’est en démontant ce sabot un matin pluvieux que j’ai compris que la qualité perçue ne suffit pas sans un vrai travail de finition maison. La peinture satinée, le plastique ABS, tout ça tient la route à condition que les fixations soient soignées, que les vibrations soient amorties, et que le sabot soit entretenu régulièrement. Si tu achètes ce sabot en pensant qu’il va s’installer et s’oublier, tu vas vite te retrouver à démonter pour calmer un cliquetis ou pour traiter une corrosion naissante. Pour moi, ce sabot est un bon choix pour un bricoleur motivé, mais il n’est pas pour ceux qui veulent un produit sans souci. En fin de compte, c’est un compromis entre budget, bricolage et résultat visuel. Moi, ça me va, mais je ne le cache pas, ça demande du taf.